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Auditer la fiche Google d'un prospect en 9 points

Une checklist tirée des règles publiées par Google, à faire en cinq minutes sur Maps, pour trouver le fait précis qui ouvre la conversation.

Par Nicolas Faglin, Co-gérant

En résumé

  • Google classe les fiches locales selon trois critères qu'il publie : pertinence, distance et notoriété.
  • Les fiches complètes et vérifiées, avec des avis, ont plus de chances d'apparaître : chaque manque est un argument concret.
  • Les 9 points : nom, prise en main, catégorie, adresse, horaires, site, photos, avis, réponses aux avis.
  • Tout se vérifie depuis Google Maps, sans accès au compte du prospect.
  • Un seul écart, comparé aux concurrents voisins, suffit pour une première phrase.

Pour un restaurant, un garage ou un cabinet dentaire, la fiche Google est souvent vue avant le site. Elle est aussi publique, gratuite et mesurable de l'extérieur : c'est un terrain d'audit idéal pour une agence qui veut ouvrir une conversation avec un fait plutôt qu'avec une promesse.

Cette checklist suit les règles publiées par Google dans l'aide Google Business Profile. Elle fait partie de notre série sur les signaux d'achat d'un prospect B2B local.

Comment Google choisit-il les fiches qu'il affiche ?

Google publie trois critères pour le classement local :

  • la pertinence : la fiche correspond-elle à la recherche ?
  • la distance : à quelle distance se trouve l'entreprise de la personne qui cherche ?
  • la notoriété : l'entreprise est-elle connue ?

Google ajoute que les fiches complètes et exactes, vérifiées, avec des avis et des notes positives, ont plus de chances d'apparaître. La distance ne dépend pas de votre prospect. Le reste, si : c'est ce que la checklist mesure.

Quels sont les 9 points à vérifier ?

Ouvrez Google Maps en navigation privée, cherchez l'entreprise par son nom et sa ville, puis cherchez « métier + ville » pour voir ses concurrents.

1. La fiche existe-t-elle, une seule fois, sous le vrai nom ? Google demande le nom utilisé dans la vie réelle, sans slogan ni mot-clé ajouté, et une seule fiche par entreprise. Une fiche absente, en double ou au nom bourré de mots-clés est un problème visible.

2. La fiche a-t-elle été revendiquée ? Si la fiche affiche le lien « Revendiquer cette fiche », l'entreprise n'en a pas pris le contrôle. Sans vérification, elle ne peut ni modifier ses informations ni répondre aux clients depuis la fiche.

3. La catégorie principale est-elle précise ? Google recommande le moins de catégories possible, aussi spécifiques que possible, décrivant ce qu'est l'entreprise. « Restaurant » au lieu de « Pizzeria », c'est de la pertinence perdue.

4. L'adresse ou la zone desservie est-elle conforme ? Google exige une adresse précise et réelle ; les boîtes postales et bureaux virtuels ne sont pas acceptés, et les entreprises qui se déplacent chez le client masquent en général leur adresse.

5. Les horaires sont-ils renseignés ? Google cite les horaires, y compris les horaires exceptionnels, parmi les informations à tenir à jour. Une fiche sans horaires laisse le client deviner.

6. Le site est-il lié, et les coordonnées concordent-elles ? Vérifiez que la fiche renvoie vers le site, et que le nom, l'adresse et le téléphone sont les mêmes des deux côtés.

7. Y a-t-il des photos ? Google encourage photos et vidéos pour montrer l'offre. Comptez-les et comparez avec les concurrents de la même recherche.

8. Combien d'avis, et quelle note, face aux voisins ? Selon Google, plus d'avis et de bonnes notes peuvent aider le classement local. Le chiffre seul ne dit rien : c'est l'écart avec les trois premiers résultats de « métier + ville » qui compte.

9. L'entreprise répond-elle aux avis ? Google conseille de répondre, rapidement et poliment, et rappelle que les réponses sont publiques. Des avis négatifs sans réponse se voient tout de suite.

Comment en faire une première phrase ?

Choisissez un point, celui où l'écart avec les concurrents est le plus net, et écrivez-le comme un constat :

« Sur "pizzeria Annecy", les trois premières fiches ont des photos et des horaires ; la vôtre n'a ni l'un ni l'autre. »

Le prospect ouvre Maps, vérifie, et sait que vous avez regardé. Proposez ensuite une seule chose simple, pas un audit complet.

Ce que l'audit ne dit pas

  • Une note moyenne peut reposer sur quelques avis anciens.
  • Google ne publie pas le poids exact de chaque critère : l'audit montre des écarts, il ne garantit pas une position.

Peut-on automatiser cet audit ?

En partie. AutoLeads relève automatiquement, pour chaque entreprise d'une campagne, si une fiche Google existe, son nom, sa catégorie principale (et ses catégories secondaires quand l'API Google les fournit), le nombre de photos, la note et le nombre d'avis. Les horaires, les réponses aux avis et le statut revendiqué ne sont pas relevés : ils restent à vérifier à la main, en deux minutes, avec cette checklist. Pour les autres signaux, voir les articles sur les publicités Google et Meta et la présence dans ChatGPT et Perplexity.

Questions fréquentes

Oui. Google My Business a été renommé Google Business Profile ; c'est la même fiche, celle qui s'affiche sur Maps et dans la recherche locale.

Indirectement : une fiche non revendiquée affiche le lien « Revendiquer cette fiche ». S'il est absent, quelqu'un en a pris le contrôle.

Google ne donne pas de seuil. Il indique que plus d'avis et de bonnes notes peuvent aider ; la bonne référence est le nombre d'avis des concurrents qui apparaissent sur la même recherche.

Oui, tout ce qui est listé ici est affiché publiquement sur Google Maps.

Non. Un seul écart, vérifiable, dans la première phrase. L'audit complet est un livrable à proposer une fois la conversation engagée.
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